Historique

L’association « Les Chemins de saint Gilles » a été créée pour permettre à ceux qui le désirent, de marcher, en groupe, sur les routes pèlerines du moyen âge, en direction du tombeau de saint Gilles à St-Gilles-du-Gard.

Saint Gilles

Saint Gilles était un ermite d’origine grecque qui se serait fixé, vers le VIe siècle, dans une forêt, au sud de Nîmes.
D’après la légende, il aurait été blessé à la main par une flèche décochée par un roi wisigoth au cours d’une partie de chasse, ceci afin de protéger sa biche familière. Pour se faire pardonner, le roi aurait fait construire une abbaye dont Gilles devint le premier abbé.

Le grand pèlerinage du moyen-âge

De par sa situation géographique, la ville de Saint-Gilles-du-Gard devient un carrefour entre le pèlerinage vers Compostelle et les itinéraires vers Rome et Jérusalem.
Au XIe siècle elle devient le quatrième sanctuaire de la chrétienté médiévale, favorisée par les pèlerins et le départ des croisés, attirant ainsi les foules vers le tombeau du saint ermite à la biche.
La basilique, aussi vaste que celle de Vézelay, fut construite au début du XIIe siècle. Les reliques de saint Gilles conservées dans la crypte attirèrent des pèlerins de l’Europe entière. A l’heure actuelle, le culte de saint Gilles reste vivant dans tous ces pays.

L’oubli

Dès la fin du XIIe siècle, le port et le commerce de Saint-Gilles sont concurrencés par les villes d’Aigues-Mortes et de Beaucaire, ce qui provoque le déclin du pèlerinage, aggravé par l’hérésie des Albigeois.
Les guerres de religion qui troublent le XVIe siècle détruisent en partie la basilique et la crypte, où sera cependant protégé le tombeau de saint Gilles.
Le pèlerinage de Notre-Dame de Rocamadour éclipse peu à peu celui de Saint-Gilles qui tombe dans l’oubli.

Le renouveau du pèlerinage

Le 29 août 1865, grâce à l’obstination d’un curé, le tombeau de saint Gilles est redécouvert.
Un siècle plus tard, un passionné de saint Gilles, Marcel Girault, relance le pèlerinage avec quelques marcheurs et l’appui de Mgr Rougé.
Depuis, des pèlerins par centaines se sont remis en marche vers Saint-Gilles. Chaque année, fin août, ils sont accueillis aux portes de la ville par les Saint-Gillois et l’Évêque de Nîmes.
Devant l’ampleur que prend ce pèlerinage, Monseigneur Jean Cadilhac, Évêque de Nîmes, décide la création, en 1983, de l’association des « Chemins de saint Gilles », lui confiant la mission d’organiser le pèlerinage actuel.