Avec l’aimable autorisation de Monsieur Jean-Louis LE STRAT :

Ci-contre, une inscription attribuable à un pèlerin d’origine russe probablement écrit entre 1180 et 1250, rédigé en vieux slave, se qui se traduit par « Seigneur, aide ton serviteur Semko, fils de Ninoslav »

Comment AEGIDIUS est devenu ÉGIDE ou GILLES :

1. la suppression de la voyelle initiale ae- non accentuée, que l’on observe dans d’autres contextes, comme dans Tiennot, diminutif de Tienne venant de Étienne ;
2. l’évolution (régulière) du g latin devant voyelle antérieure i et qui donne g en français
3. la dissimilation du -d- qui a donné l’ancien français Gilie (parfois Girie) ;
4. la réduction de la finale -ie, d’où Gile, graphié ensuite Gilles.